Les composantes de l’environnement communal

Climatologie

La commune de Cournols est soumise à un régime semi-continental aux influences océaniques marquées.
La pluviométrie moyenne annuelle avoisine 850 mm sur la commune.
Les vents dominants sont orientés W/E et N/S.
Les étés sont plutôt doux et secs.
Les hivers restent froids avec de nombreux jours de gelées et de neige persistante au sol.



Géologie - hydrologie

La commune s’assoie sur le rebord Est du plateau occidental du Massif-central, découpé par des vallées profondes comme
les Gorges de la Monne dans la partie sud de la commune.
Ainsi, d’après la carte géologique publiée en 1967, la majorité de la commune est constituée de terrains plutoniques composés
de granits à deux micas.
Seule la partie sud-ouest au lieu-dit « La Garde » se constitue de roches métamorphisées par contact, composées de grès métamorphiques, cornéens et schistes tachetés…
Les chaos granitiques
La rivière Monne délimite le territoire communal dans sa partie sud et constitue le bassin versant le plus important. Au bas du village
de Cournols, le ruisseau de Charbonneyrat constitue un deuxième bassin versant moins important. Trois vallées identifiables, perpendiculaires à la vallée de la Monne au fond desquelles coulent des ruisseaux, alimentent la rivière Monne :
le ruisseau de la Faye, de Chassignolle, et le Rif à Randol.

D’où vient l’eau que vous buvez ?

Les paysages naturels

a) Le plateau chaotique (altitude de 600 à 900 mètres)

En continuité avec le plateau des Dômes, le plateau « chaotique » constitue un paysage typique et pittoresque : paysage très
« chahuté », composé d’une succession de bosses et de creux d’où affleurent de gros blocs rocheux (d’origine granitique)
aux formes plus ou moins « coupantes », contrastant avec les pâturages et la végétation environnante ; l’ensemble apportant
une touche « méridionale » aux lieux.
Les blocs rocheux affleurants, les terrains sont assez pauvres, rendant une partie du secteur impropre à l’agriculture. Les landes,
les friches, les bosquets et les bois (de Chêne sessile ou de Pin sylvestre), occupent une partie non négligeable. Les vues
sur le massif du Sancy ou de la Chaîne des Puys sont réduites, mais les panoramas, notamment sur la Comté, le Livradois-Forez
et les Gorges de La Monne restent intéressants.
Le reste des surfaces est toujours dominé par de grandes surfaces d’herbages qui soulignent le contraste paysager (service rendu
par l’agriculture).


b) Les gorges de la Monne  (altitude de 520 à 820 mètres environ)

Ce secteur est inexploitable et pratiquement inaccessible avec les besoins de mécanisation de l’agriculture moderne.
Autrefois, il était exploité par des troupeaux de moutons et cultivé grâce aux nombreuses terrasses que l’on peut encore
voir aujourd’hui. Tout au fond, la traversée de La Monne est également « chaotique », son parcours étant parsemé de nombreux rochers, souvent de très grande taille. La ripisylve dense est
dominée par l’Aulne glutineux associé au Frêne commun. Remarque : le site des gorges de la Monne est classé depuis 1979 .
Ce classement est à l’origine de l’interdiction de construction d’une route touristique
entre Cournols et Randol. A défaut, ce fut le tourisme pédestre qui se trouva favorisé par le caractère préservé de la nature.
L’extrémité sud du plateau « chaotique » se termine brusquement dans des gorges profondes et étroites, aux versants extrêmement abrupts : les gorges de la rivière La Monne.
Cette situation leurs procure d’ailleurs un microclimat (présence de nombreuses plantes caractéristiques des coteaux secs).
Essentiellement composés de « pointes » rocheuses d’origine granitique, les versants sont recouverts d’une végétation naturelle dense composée essentiellement de Chêne sessile et de Pin sylvestre

Faune, flore et zones naturelles sensibles

Ainsi, la zone des « Gorges de la Monne » est inscrite à l’inventaires des Z.N.I.E.F.F. Ce secteur est défini par la présence d’espèces, d’associations d’espèces et de milieux rares, remarquables ou caractéristiques du patrimoine naturel national ou régional.
Ces espèces doivent faire l’objet d’une attention particulière lors de l’élaboration de tout projet d’aménagement et de gestion.
Cette zone présente un biotope diversifié, ainsi qu’un peuplement ornithologique riche.

Enfin, le site est aussi classé Natura 2000, qui fait l’objet d’une procédure de zone spéciale de conservation.
En grande partie boisée de chênaies à chêne pédonculé, plus rarement à chêne sessile, les versants abritent aussi des rochers
et des milieux ouverts plus ou moins gagnés par la friche. Sur les arènes ou sur les sols squelettiques liés aux affleurements rocheux, on remarque d’intéressantes pelouses xérothermophiles où apparaissent l’Orchis sureau et l’Hélianthème à gouttes,
espèce acidiphile méridionale, peu commune dans notre région. Les forêts abritent des espèces protégées sur le plan régional comme le Lis martagon et la Céphalanthère rouge. Avec 72 espèces recensées, l’avifaune apparaît ici très riche et diversifiée.

Elle comporte de nombreuses espèces de grand intérêt parmi lesquelles plusieurs oiseaux figurant sur la liste de la Directive Européenne « Oiseaux » ou considérés comme menacés sur le territoire français : Alouette lulu, Bondrée apivore, Bruant ortolan, Busard cendré, Circaëte Jean-le-Blanc, Engoulevent d’Europe, Grand-duc d’Europe, Milan royal, Pic noir, Pie-grièche écorcheur,
Râle de genêts.

Cette vallée ample et chaude, aux portes de la Limagne, montre un paysage d’un grand intérêt, classé à l’inventaire des sites dans
sa partie aval. Les observations de terrains révèlent un point positif : un très bon entretien du territoire communal grâce à la présence d’une agriculture dynamique. Mais le risque pour cette zone naturelle, et dans une moindre mesure pour l’unité paysagère du plateau chaotique, réside dans la surfréquentation des promeneurs et l’enfrichement des terres en particuliers sur les zones de rupture
de pente entre le plateau et les gorges. Site exceptionnel, les Gorges de la Monne font l’objet d’un plan de gestion.


Histoire et patrimoine

Le monument le plus ancien est évidemment le dolmen. Près du village, au lieu-dit « Sarou », à 700 mètres au sud-sud-est du village, se trouve une allée couverte, longtemps appelée la Grotte (classé monument historique, liste de 1887) (cf. carte 3 pour le périmètre
de protection).


Le Dolmen de l’allée couverte
Jusqu ‘en 1835, date où ce monument fut partiellement détruit par la foudre, l’ensemble se composait de deux dalles couvrant
une salle à deux compartiments, précédée d’une entrée à antenne.


Une charte des alentours de l’an mil est le premier document à nous parler ensemble
de Randoa, Cornol et Cabanas.
Ces simples appellations témoignent de leur antiquité (Rand= limite, frontière ; Corn= hauteur, butte sont des noms celtiques). Chabannes est plus récent (nom gallo-romain= cabane). Randoa eut un castrum (une fortification plus ou moins rudimentaire), bien attesté dans
les chartes du Moyen-âge. Il n’en reste rien. Randol, Cournols et Chabanne faisaient partie
des possessions des Latour d’Auvergne, installésà Saint-Saturnin, puis de la seigneurie
de La Varenne (terre entre Monne et Veyre) jusqu’à la révolution. Cournols, jusqu’en 1789,
fit partie de la seigneurie de Saint-Saturnin et de la paroisse d’Olloix. Du château qui aurait existé au XIIIème siècle, il n’en reste plus rien, si ce n’est les restes d’un souterrain connu dans le bourg. Pendant longtemps, le village compta de nombreux tisserands, mais reste
très isolé faute de route vers Saint-Amant-Tallende. Le bâtiment existant le plus ancien est la nef de l’église, bâtie en 1673 pour devenir le siège d’une paroisse. L’église de Cournols fut augmentée d’un clocher et du choeur au XIXème siècle.
De nombreux bâtiments des trois villages ont été construits ou reconstruits au cours du XIXème siècle. Le village de Cournols
avait brûlé en 1824. les constructions de cette époque, en très bel appareil, avec leurs jolies génoises et leur toits de tuiles
(remplaçant la chaume) .Le petit patrimoine offre plusieurs éléments remarquables : quelques croix de chemins anciennes, lavoirs, fontaines, abreuvoirs, quelques puits et un four banal. En 1968, Dom Roux, abbé de l’abbaye bénédictine de Fontgombault (Indre),
en accord avec Mgr de la Chanonie, alors évêque de Clermont, décida de créer une maison en Auvergne. Le projet, établi en mars 1968, est réalisé en 1971 et la nouvelle abbaye s’élèveà Randol. Elle est située dans un vallon écarté et difficile d’accès depuis Cournols.
A l’intérieur de la chapelle, les vitraux, de facture contrastée, dévoilent une architecture moderne, sobre.

Les espaces bâtis

STRUCTURE et ARCHITECTURE traditionnelle des villages

L’habitat typique est groupé en hameaux ou villages « tas » (l’habitat isolé est inexistant
en dehors de quelques bâtiments agricoles récents). Ces espaces bâtis denses, souvent structurés, délimitent des espaces publics (coudercs), sur lesquels on trouve le petit patrimoine collectif : fours, fontaines, lavoirs, … ainsi que les édifices religieux.
La commune se place près du secteur des « Pays Coupés ». Les toitures présentent
des couvertures en tuiles romanes mais aussi en ardoise. Les maçonneries mixent
les pierres basaltiques et les pierres granitiques, le tout conférant un caractère plus particulier à l’architecture de la commune. L’architecture vernaculaire se compose d’un bâtiment à usage d’habitation et d’un bâtiment à usage d’exploitation, souvent accolés (grande longueur) ou à proximité immédiate l’un de l’autre.




Le caractère particulier des villages de la commune réside dans leur implantation dans
un paysage naturel très chaotique. Ainsi, de nombreux blocs rocheux affleurent,
servant d’assise aux constructions ou composant le paysage des espaces publics.
Cela renforce leur côté pittoresque d’autant plus qu’ils n’ont pas subi de dégradations.





B. L’agriculture : un secteur dynamique qui structure l’économie de la commune

L’activité agricole est un élément déterminant dans l’entretien et la protection contre la fermeture des paysages.
Elle constitue avant tout une activité économique traditionnelle dans la commune. A ces égards, le maintien de cette activité est fondamentale pour la commune.

L’agriculture à Cournols (commune inscrite dans le territoire AOC du St- Nectaire) se spécialise dans l’élevage bovin avec une filière de production laitière qui s’organise vers la transformation fromagère.

La commune de COURNOLS a une superficie totale de 1076 ha dont 825 ha de superficie agricole.
Les exploitations de Cournols utilisent 1174 ha de surfaces agricoles (y compris les terrains utilisés hors de la commune) dont 754 ha sur la commune de Cournols.

Le relief et le caractère chaotique de certaines zones expliquent une plus faible utilisation du sol par l’agriculture, notamment dans le secteur des gorges de la Monne.


1. La structure des exploitations


Depuis 1988, le nombre d’exploitations s’est maintenu avec seulement la perte d’une exploitation.
Si en général le nombre d’exploitations diminue et la taille des exploitations augmente, on pourrait supposer qu’à Cournols,
la surface agricole utilisée moyenne des exploitations n’est pas très élevée. Il n’en est rien, en 2000, avec une SAU moyenne
de 105 ha, 91% de ces exploitations dépassent 50 ha et 45,5% dépassent 100 ha. La surface d’exploitation s’est toutefois élargie
car, en 1988, 75% des exploitations dépassait 50 ha et 17% dépassait 100ha. Les exploitations se sont donc développée
au détriment d’autres établissements sur les communes environnantes. Ainsi, 35% de la surface agricole utilisée des exploitations
de Cournols est travaillée sur d’autres communes. Sur la commune de Cournols la surface agricole utilisée par exploitation
est ainsi plus élevée qu’au niveau départemental : dans le Puy-de-Dôme, la SAU moyenne est de 48 ha et 32% des exploitations dépassent 50 ha. Les exploitations sont majoritairement en formes sociétaires de type E.A.R.L. (Exploitation Agricole à Responsabilité Limitée) et G.A.E.C. ( Groupement Agricole d’Exploitation en Commun) dans 9 exploitations sur 11, soit 82% des exploitations
de la commune. L’agriculture de Cournols semble donc bien s’être modernisée, atteignant un professionnalisme certain au sein
de grandes exploitations qui n’hésitent pas à s’étendre sur les autres communes. L’activité agricole se présente donc comme
le secteur économique dominant de la commune, un secteur ici dynamique.

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